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[RP] Jahmax

 
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Jahmax
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MessagePosté le: Mar 11 Déc - 10:35 (2012)    Sujet du message: [RP] Jahmax Répondre en citant

…Role Player




Naissance ../02/09
Renaissance 10/03/10 à 0h32 (merci Faery)


…Pérégrination d'un vagabond névrosé




I - La renaissance ! 


Je posa sans ménagement mon sac, ce même qui depuis 12 jours me défonçait les épaules, le dos, réduisant à néant les quelques dernières forces qui me restaient. Oui ! Ce même sac que j’avais mis tant de temps à remplir, de vieilles bricoles nécessaires pour la survie jusqu’à la tonne de carapaces que m’avait déjà demandées un vieux-fou-pecno-attardé vivant dans une hutte, tout au bout de ce vallon. Que faisait-il la bas d’ailleurs ? Pourquoi vivait-il ainsi, reculé du monde, comme n’y faisant pas totalement partie ?


C’est en m’interrogeant intérieurement (ou à voix haute, je ne sais plus) sur ces mêmes questions que je rampa jusqu’à un lac, assoiffé et fatigué. Je connaissais cet endroit pour l’avoir traversé au moins 100 fois par le passé, faisant à chaque fois l’allée et le retour. Je connaissais cet endroit ainsi que sa faune et sa flore, des gigantesques orcs jusqu’aux harpies en passant par les tritons. Je connaissais cet endroit et les richesses qui reposaient dans la vase, gardé par des amphibiens agressifs que j’avais mis un bon millier de fois en déroute. Je connaissais cet endroit et je savais que j’étais bientôt arrivé à destination. 
Mais il y avait une chose que je ne connaissais pas et qui me mettait mal à l’aise, je ne savais pas ce qui m’arriverait par la suite…


Toujours est-il que je ne bougeais pas. La solitude ! Je sais que si je la laisse me prendre, je pourrais rester indéfiniment ici, à ruminer quelques étranges pensées, ou du moins jusqu’à ce que le mort vienne me cueillir. En imitant la forme d’un bol avec mes mains, je bois quelques gorgés d’une eau violâtre, potable je n’en sais rien mais buvable, c’est le principal. Hydraté, je retourne à mon sac y chercher quelques provisions, la faim me tiraille mais je dois manger avec modération, il ne m’en reste presque plus. Ensuite, ayant terminé ce médiocre repas, je m’accorde une halte pour reprendre des forces et être fin près pour traverser les derniers kilomètres qu’il me reste encore à parcourir. Je m’allonge la tête au pied d’un arbre, les yeux fixant le ciel… Puis plus rien.





J’ouvris doucement les paupières, l’astre du jour commençait déjà à disparaître derrière la cime des plus hauts arbres à l’allure tortueuse du marécage. Me redressant sur un coude, mais toujours adossé à se fichu bout de bois, je me masse l’arrière de la tête. Les racines m’ont foutu un sacré mal de crâne, comme après une soirée trop arrosée entre amis. Que devenaient-ils d’ailleurs ? Cela faisait déjà bien longtemps que je n’av… NON, je ne devais surtout pas penser à cela, je devais rester concentré sur ce qui m’entourait et sur mon but. Je ne savais guère pourquoi mais une force, l’instinct peut-être, me poussait à aller voir « le vieux ». Ainsi je me lève, mon baluchon contre mon épaule droite et me remet en marche.


A peine 10 heures plus tard, et une dernière traversée d’un pont blindé de tritons, j’arrive devant le daron, Stechine qu’il s’appelle, enfin le dingue quoi… Toujours est-il que nous bavardons un bon petit moment, et je me rencontre à présent ne pas avoir écouté tout du long son beau discours. Ce vieux maboule me parlait d’une soit disant quête compliquée (en mangeant du poisson, du fromage et des gâteaux ainsi que de la cervoise que je lui avais apportés) avec une histoire de machine mais je n’ai guère suivis le reste, j’aurais dû… Je m’impatientais en espérant au fond de moi que cela se déroule simplement, comme à l’ordinaire, qu’il me donne ma récompense pour l’avoir aidé, mais cela ne se passa pas ainsi.


Il me dit d’un coup d’un ton grave :


« La machine est à présent réparée mais sache que j’ai un autre secret à t’apprendre. Prouve-moi que tu es assez sage pour que tu en sois digne »


Sage, sage ? Je ne voyais pas trop bien ce qu’il souhaitait mais j’avais rencontré par le passé un type louche qui m’avait arnaqué et vendu une pierre, soit disant de sagesse, pour 60.000 pièces d’or. C’était le moment de vérifier s’il disait vrai…
Je lui tendis la pierre, et à mon grand étonnement il s’en saisit.


« Bien, très bien. 
L’apprentissage nécessite quelques sacrifices.
Retire tous tes vêtements, puis va te laver dans l’eau du lac et reviens me voir.
La sagesse est à ce prix. »


Je fis ce qu’il me demandait, et commença à m’enfoncer dans cette eau peu attirante du lac. Stechine continuait à me fixer, et d’un coup… Un vide se créa sous moi et je me retrouva englouti sous des trombes d’eau. L’air commençait déjà à me manquer, je redoublais d’effort pour retrouver la surface mais le courant qui m’aspirait vers le fond était trop fort. Mes forces déjà s’amenuisaient, je compris que j’allais mourir, ici, bêtement, pour avoir obéi sans réfléchir à un pauvre vieux qui allait bénéficier de tous mes accessoires. La haine m’envahissait mais étrangement je n’avais pas peur, mon heure était arrivée et je l’acceptais plus ou moins. 
Réflexe ! Je veux respirer. J’avale de l’eau. J’étouffe. Je suffoque. Mon regard pour la première et sans doute la dernière fois me fait défaut, je vois sombre, puis tout noir.


Un peu plus loin, Stechine continuait de regarder l’endroit où venait de disparaître Jahmax, un étrange sourire aux lèvres.





Lorsque je m’éveilla, je me trouva sur une vaste étendu, aride, froide, couverte d’une épaisse couverture de brouillard. Je m’imaginais déjà en enfer, après tout, cela ne m’étonnait pas plus que ça, j’avais déjà tué de nombreuses fois. Une flèche tirée sur un ennemi, rien de plus simple, tellement simple que cela en était même devenu déconcertant.
Un crapaud passa près de moi, trop près. Je pris une pierre et la lança sur ce dernier. Avec une telle force, une telle précision que j’en resta stupéfaits, ébahi. Et d’autant plus que l’amphibien venait de l’éviter d’un simple bon.
Ensuite tous se passa très vite et j’en ai aujourd’hui que de brefs souvenirs, mais ce crapaud se nommait Bur et avait pour fonction de renseigner les étrangers passant en ce lieu des événements qui venaient de se produire. J’en appris beaucoup avec lui, tellement que je sentais revenir en moi ce goût de la vie et ce plaisir de la découverte qui m’avaient abandonné il y a longtemps. Je crois ne m’être jamais senti aussi bien que là bas. Mes mouvements étaient aussi souples que dans ma jeunesse à croire que j’avais rajeuni de 30 ans et mon acuité visuelle et auditive s’étaient renforcées de manière étonnante.


Je venais de finir un autre de ces exercices physiques que me forçait à effectuer Bur 10 fois par jour lorsqu’il s’approcha de moi avec sa furtivité habituel que j’avais appris très vite à déceler.


« Quoi encore ? Lui dis-je d’un air renfrogné. »


Il attendit d’être bien en face de moi, puis m’annonça avec sérieux :


« Jahmax, ton séjour en ce lieu prend fin maintenant. Je n’ai plus rien à t’apprendre. Un vieil ami à moi viendra te chercher dans 1h pour t’accompagner là où ton cœur te porte bien que tu tentes de te le cacher. » 


Il s’apprêtait à s’en aller lorsqu’il rajouta, une lueur d’amusement dans le regard :


« Je te conseil d’aller chasser encore une fois des anges, cela pourra t’être utile. Au faite, tu as beaucoup changé depuis ton arrivé ici, n’en soit pas surpris. »


Et il disparut.





Jahmax referma doucement son livret et le rangea, ainsi que sa plume et l’encre dans son veston. En effet sa silhouette avait gagnée en force et dextérité, mais son visage surtout restera marqué éternellement par les événements qu’il avait vécu. Il remit son masque en place puis s’en alla.
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MessagePosté le: Mar 11 Déc - 10:35 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 11 Déc - 10:38 (2012)    Sujet du message: [RP] Jahmax Répondre en citant

II - Vers une liberté !


Je suis  allongé sous les branches d’un saule, à la forêt de Broquir. J’attends patiemment le passage des tortues bavardes afin de faire une petite discussion avec ces animaux si éclairés.


En patientant, je parle tout haut aux oiseaux de l’avenir incertain que je sens planer sur moi :


« Depuis quelques temps, je me sens de plus en plus seul, je n’ai finalement pas l’impression, malgré les événements qui m’ont amenés ici, d’avoir trouvé ma place… Je ne sais pas… Je ne sais plus quoi penser, quoi faire afin de me sentir mieux… »


« Je me suis mis à tuer à tout vas en espérant ainsi trouver un moyen de défoulement, et finalement j’en ai pris goût, trop même… Tellement que c’est devenu ma principale occupation. »


« Je suis tenter de trancher les derniers liens qui me retiennent à cette civilisation, mais des proches, une guilde, une famille me retiennent et j’aimerais connaître leur avis sur ce changement. »


« Mais comment leur dire ? »


« Seront-ils déçu de me voir quitter si subitement le cocon ou me comprendront-ils ? Tenteront-ils de me convaincre ? Je ne sais plus… Et en même temps je ne veux pas savoir. Peut-être que cela va bien se passer… ou pas… »


« Décidément trop de questions trottent dans ma tête et sa me donne le tournis, me fiche la trouille, m’agace, m’énerve et j’ai de nouveau envie de violence. Calme toi putin, sa va passer, j’espère… »


L’oiseau descend de la cime de l’arbre et viens se poser sur mon épaule.


« Le pire c’est que je me sens mieux avec toi que ceux de ma race, un comble non ? Mais tu m’apaises, vous, m’apaisez ! »





« T’en penses quoi ? …  Arf… Et puis zut ! »


D’un geste brusque je fais fuir le moineau.
Puis je regarde les nuages.


« En faite j’aime la nature, voilà mon problème, et le surplus de civilisation me fait l’effet d’une chaîne sur mes capacités qui m’empêcherait de progresser… »


J’escalade l’arbre et me rassois, puis je commence à fermer les yeux. Je pense :


« Il faut que je change d’alignement… Il faut que je suive ma destiné… Il faut que tous cela bouge… Il faut que je tue… le temps… et le reste. »





Après un combat qui fut bâclé dès l’arrivé de mes 3 compatriotes venus m’aider contre… Contre un guerrier batailleur, fier et débrouillard. Balayé trop facilement. Je me promène dans une forêt.


« Un mois vient de passer et finalement, j’ai tous de même tenu assez longtemps chez mes amis du sacré, mais là je n’en peu plus. 
Le chalenge me pousse vers plus de difficultés, et il y a toujours ce foutu goût du bruit de l’arc se détendant d’un coup, libérant ainsi sa flèche. Et ce si bon hurlement de la victime…
Il y en a trop peu chez Kaldrass, de victimes, et beaucoup trop de mes compatriotes me mettent les nerfs à vifs et dont j’aimerais bien pouvoir leur clouer le bec sans risquer des représailles… »


Je fais une courte pause, afin de remettre mes idées au claires.


« Non c’est décidé, je vais quitter cet alignement formé de gens se reposant bien trop sur leurs acquis, fiers de leur force et de leur nombre, mais donc je ne me sens pas appartenir. »


« Et s’est sans compter sur Kaldrass, si confiant et sûr de sa légitimité qu’il n’a pu soupçonner les manigances de Galoregor et s’est fait éjecter et à du fuir aidé par de vieux fidèles aux vieux préceptes de vieilles lois inaptes au nouveau siècle.
Lui au moins a de l’ambition. Il peut faire bouger les choses. Dans le bon sens ? Je ne saurais le dire… »


« Mais de toute façon, il faut que cela bouge. »


« Mais quelle faction choisir ? »


« Rejoindre Galoregor ? Il est actuellement le maître du royaume mais trop peu d’habitants comprennent son but premier ; redonner au royaume une vraie puissance aussi bien économique que militaire. Vivre bien peu aller pour certain, mais vivre mieux comme je l’entends selon mes valeurs, voilà ce que j’aimerai. »


« Pourquoi ne pas errer seul, tel un brigand de grand chemin, sans prise de tête ? Faisant ce que je veux quand je veux, où je veux et avec qui je veux ! Cela, oui est également envisageable. »


« Quant à rejoindre Zelandra, sans doute le pire choix. Etre dirigé par une bergère chef de ses paysans et les contrôlant comme s’ils s’agissaient de vulgaires moutons… Non je vaux mieux que ça. »


Marchant, je me retrouve de nouveau devant cet arbre, lequel j’avais croisé il y a un mois en parlant toujours de ce manque de but dans ma vie. Un signe ? Toujours est-il que je me hissa à nouveau sur sa branche principale.


Puis je regarde le ciel.


« Brigand ou Royaliste ? Royaliste ou Brigand ? Brigand ? Royaliste ?
J’ai faim. J’ai peur. J’ai la haine. Je veux mourir. Je veux tuer. Mais que veux-je en fin de compte ? »


« Brigand ou Royaliste ? »


Sept heures passèrent puis je redescendis de l’arbre. Je savais à présent où aller.





Cinq jour plus tard, un passant dira avoir croisé un dénommé Jahmax sortir d’une auberge royaliste. Il laissa derrière lui en plus de l’auberge 5 cadavres des fidèles de Galoregor.
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MessagePosté le: Mar 11 Déc - 10:39 (2012)    Sujet du message: [RP] Jahmax Répondre en citant

III – Le monde continu de tourner, l’histoire suit son cours




Près d’une des nombreuses caches des milles larmes, à 1h de marche du Repaire, un voyou, un brigand ou encore un déviant, comme on nous nommait sur les Terres… Bref cet étrange individu semblait passer le temps.
Perché à la cime des arbres, allongé sur un hamac ballant au souffle des vents, Je méditait, aussi à l’aise à 15 mètres du sol que sur un fauteuil.


« Un an… Un an déjà ! Que j’ai fais une croix sur cette guerre. Et également 1 an que j’ai opté pour ce mode de vie, où prime l’instinct de survie. La débrouille en quelque sorte. »


Durant cette période, Je m’étais endurci. J’avais développé des facultés tel que la dextérité, précision, agilité à un niveau étonnant. Et c’était sans compter sur les risques omniprésents que je courais de par ma situation. Étant en permanence sur mes gardes (et recherché par des gardes pouvons nous dire), j’étais devenu vigilant par nature, me méfiant de tout, tout simplement. Entendant, sentant, je voyais des choses que des humains normaux étaient bien loin de percevoir.


« Quand je repense à mes actions antérieures… J’en rie à présent ! Me voilà devenu insensible… Insensible à tout, et à toutes sortes de plaisir. « L’argent fait le bonheur » comme on le dit si bien, ou du moins y participe très majoritairement, et je ne peux que le confirmer, il n’y a bien que les gens riches qui peuvent se permettrent de dire de telles idioties. »


« Mais la solitude… Elle me ronge celle-ci ! Au bout d’un an, j’en suis naturellement abouti à parler de ma vie avec les arbres, les plantes, et… la boisson. Je les pleins les pauvres, elle n’a pas grand chose de passionnant…»


Sors d’un geste souple ma gourde et ingurgite six bonnes rasades d’une bière bien ambrée.
Puis en regardant intensivement cet onctueux liquide par l’orifice du goulot :


« Mais à part ça on n’est pas à plaindre nous deux non ? La vie n’est pas exécrable, et l’argent afflue dans ma bourse. »


Me les tapotes…


« Faut dire que le marché est plutôt porteur en ce moment. Le trafic de plantes rares bat son plein, et avec ma maîtrise dans la confection de liquides illicites, j’en tire de bons bénéfices ! Tout en me gardant bien sur une bonne marge histoire de pouvoir tuer le temps, comme maintenant en soit… »


Souris. Puis redeviens sérieux. J’entendais au loin des bruits de pas…
Se remis à sourire, plus largement. Le jeune aventurier venant de passer sous Jahmax.


« La chasse continue ! »





Je me redressai, au-dessus du corps sans vie.


« Et bien, je me demande à qui celui-ci devait apporter ces beaux objets. Une chose est sur, il ne les obtiendra jamais.
Rhalala, les meurtres, le vol, c’est tellement bon, comment peut-on s’en passer ? Voilà bien 6 mois que je ne me suis pas entraîné sérieusement. Mais au moins, je profite de mon temps, je perfectionne mes acquis, le temps semble suspendu et tous ces biens me permettent de subsister plus que largement tout en me procurant un équipement performant. A cela ajouté aux heures de méditation, d’entraînement aux esquives et  à l’adresse, je suis devenu le prototype même du voleur ! »


« Pfff… Sale guerre de clans… On est restera à jamais incompris… Mais comment peuvent-ils accepter de défendre une patrie qui n’a plus aucune valeur ? 
Tout dans le profit individuel, société de consommation, on a bien tous compris que je monde marche à reculons. Du prestige ? Une forteresse ? »


Ris à gorge déployé. Puis crache sur le cadavre et fuis le lieu du meurtre un rictus mauvais au coin des lèvres.


« Il ne faudrait quand même pas que je m’attarde trop par ici, une escouade de justicier pourrait bien passer par-là, et pour nous autres brigand, ils tirent à vu avant de nous jeter au trou… Quoique la pèche est relativement bonne là bas, sur cette île maudite, devenu en fin de compte le fief des Brigands. N’ont-ils toujours pas compris que nous avions creuser depuis tout ce temps un tunnel pour nous y échapper ? Non décidément, ces pauvres moutons n’ont toujours rien compris à la vie. Pourra-t-on leur faire comprendre un jour ? »


« Non aucune chance, ils n’auront jamais l’ouverture d’esprit nécessaire, la gymnastique intellectuelle adéquate… »


« Heureusement que de vrais bandits subsistent en ces terres. »


Me remémora tous les bons moments passés avec mes « camarades » Milles Larmes. Des entraides, des guets- apens planifiés en groupe, de tous nos combats et vols inter guilde, nos soirées arrosées… Très ! Sans parler de nos raids, nos actions, nos concours, et ce toujours à but non lucratif…


Sifflote


« Rhalala, c’était le bon temps, mais maintenant à quoi bon se ressasser tout ces bons souvenirs. De l’eau à coulé sous les ponts, « chacun son combat et ses peurs, tous unis en un seul cœur », ce n’est plus qu’un lointain souvenir. Ce n’était qu’une, mais pas des moindres, haltes dans nos vies respectives, rien ne nous retient, mais rien ne me pousse à partir… »


« Mais pourtant… A quoi bon… La routine… Non ce n’est vraiment pas pour moi, il me faut une vie trépidante, et éviter de m’attarder bien trop longtemps avant même que cette dernière ne m’atteigne en plein cœur. »


Regarde me mains, recouverte d’une file pellicule de sang séché. Puis tourne la tête en direction de mon arc… Puis vers mes flèches… avant de retourner m’attarder sur mes mains.


Flash !


Un homme voûté marchait en plein milieu d’un champ de bataille, une main replié contre son torse. Littéralement encerclé de cadavres. Sa silhouette m’étais familière. Combien en avait-il tué ? C’étais moi, il y a de cela bien longtemps. Cependant, toute son attention était concentré sur un corps meurtries, plus petit et frêle que les autres
La vision se rapprocha de la scène, l’homme, se rapprochait de la forme encore dans le flou. La vision passa en interne et je me retrouva projeté 7 ans plus tôt. Le visage de la jeune femme, car s’en était bien une à n’en plus douter, était caché par une épaisse fumée. Mes yeux inspectèrent rapidement la jeune créature, elle devait déjà être aux portes de l’Enfer. Son corps sveltes, mais à présent torturé, cabré dans une posture désavantageuse, est criblé de flèches et une plaie encore sanglante traverse en diagonale tout son dos, pourtant si envoûtant, musclé et à la fois si attrayant aux yeux de l’observateur, à mes yeux…
Je m’accroupis et prenant ça tête toujours embrumé dans le creux de mes bras, je caresse ce doux visage, du sang coulant entre ses lèvres. Elle devait être exceptionnelle. Elle l’était. Belle à sa façon, bestiale. Elle l’était.
La fumé disparaît de la scène. Son souffle n’est plus. Je regarde au creux de ses yeux avant de les fermer tendrement, du sang plein les mains.


Je regarde de nouveaux mes mains, ces même mains qui avaient depuis été souillé du liquide vitale d’un bon nombre d’individus.


Lève les yeux au ciel. Pétillants.


Puis dans un souffle :
« la voie de l’amour… S’y engager n’a aucun sens si on n’est pas décidé à y progresser »





DS, baron des milles larmes, passa peu après devant un corps meurtrie. Intrigué, il suivit les traces de pas qui s’éloignaient de la victime encore chaude, ce fût aisé pour ce druide de longue date. Arrivé au pied d’un arbre, il resta stupéfait. 


Devant lui, gisait les attributs de Jahmax, y compris sa fameuse chemise d’écaille de dragon dont il ne s’était jamais séparé, pas même pour dormir de peur qu’un de ses camarades ne tente de lui voler. 
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MessagePosté le: Mar 11 Déc - 10:42 (2012)    Sujet du message: [RP] Jahmax Répondre en citant

IV – La voie du soin ; pour moi ?


Sortant d’une longue léthargie, je me trouvais une fois de plus, seul, en un lieu d’un noir impénétrable et humide. Sans doute une grotte méconnue. Une odeur de moisi se faisait sentir et en y regardant de plus près, cela venait sans aucun doute de moi. Je ne ressentais plus du tout la partie inférieure de mon corps. Mon bassin entier avait littéralement pourri, en pleine liquéfaction. Je ne savais pas, je ne me rappelais plus depuis combien de temps j’étais là, ni même pourquoi, mais une chose était certaine ; il me restait assez d’énergie pour m’activer aux premiers soins.
Je m’appliqua donc à soigner toutes les cellules mortes de mon corps, inerte, avec une infime précision, jusqu’à une régénération quasi complète. Puis mes yeux se refermèrent.





Après la découverte de ses attributs, DS compris rapidement que son jeune ami avait quitté ce monde pour un autre, voir encore plus abjecte et vide de sens que celui dans lequel, tous, avaient toujours vécu. Avait-il quitté ce monde ? Ou bien stoppé net son élan dans cette vie de vadrouille, de meurtres, de sauvagerie ?…





Je me réveillais de nouveau, le corps flambant neuf, mais l’estomac à sec. Voulant me relever, ma tête buta violemment contre une planche en bois. Je dois l’avouer, la panique me gagnait peu à peu, même plus. Mais je me contraignis au calme, terminant une dose emblématique qui traînait à moitié vide dans ma poche. 
Mieux. 
J’avais cependant très bien compris où je me trouvais. Et oui, aussi étrange que cela puisse paraître, mon corps se trouvait dans un cercueil, du moins s’était tout comme vu de l’intérieur.


Cependant, ceux qui m’y avaient mis avaient du me croire en route pour le royaume des morts, de sorte qu’ils n’avaient pas trouvé judicieux de recouvrir ma tombe d’une épaisse pierre tombale. Tant pis pour eux. Dague dans l’envers de ma botte, je la saisi en entrepris de tailler le bois.


Mais très vite cette tâche me paru bien plus ardue que prévu, bien compromise. La planche était aussi dure que du roc… Pas si cons que ça ces enflures… Fermant les yeux, je me protégea, usant de tout le panel de sorts que j’avais pu maîtriser, qu’ils m’avaient appris, … puis je lança ma Nova.





Les yeux injectés de sang, je sortis du monastère que j’avais tant aimé, que j’avais tant chéri, puis fini par détester… Mes maîtres m’avaient tout enseigné, la voie du soin j’avais épousée… J’avais… Burung avait été mon guide. Avait. Et mes camarades devinrent mes amis. Véritablement, ils l’étaient tous, en qui j’avais fini par avoir confiance, en qui je me confiais l’âme en paix. Ma vie aurait pu suivre ce tracé, mais Heffquen en voulu autrement.


Lorsque je leur expliqua les révélations que m’avait offert ce dieu , pensant trouver dans leurs réponses de l’aide, du soutient face à mon incompréhension, indécision devant un tel miracle, car c’en était bien un et je n’en douterai jamais, bref. … indécision devant un tel miracle, la réaction de mes interlocuteurs, mes amis, fut à l’opposé de mes espérances. Traité de démon,, torturé, exorcisé… en vain, j’en serai à jamais marqué. Ils ne voulaient pas comprendre… pas me comprendre ! Ils finirent par me vider de chaque once de vie de mon corps, et pensant s’être débarrassé de moi en même temps que du mal, tâchèrent de m’oublier. 


« Moi ? M’oublier ? »


« Puisse oh grand Heffquen entendre mes louanges ! Il en fut autrement. Je ne quitta pas la terre mère, non, et moi, je n’oublia pas. Ni les infamies, ni l’irrespects qu’ils ont tous, tous, eu envers moi, me laissant seul, seul, encore… »


« ILS NE VOULAIENT PAS ME COMPRENDRE ! ! ! »


Dague rangée, les muscles roides, le moine prit la direction du Vallon du chasseur, résolu, son choix était irrévocable. Une ancienne connaissance l’y attendait.  Ne voulant plus être trahis, la cervoise devint son compagnon de route, ne voulant plus dépendre des autres, il ne s’attacha plus, presque… à ceux qui croisaient sa route.





Ils s’avéra que le monastère fut par la suite découvert, personne n’avait été enterré vivant, non, personne n’avait été torturé, mais tous avaient été tué. Chaque symbole dédié à Burung était profané, et en lettres de sang, on pouvait apercevoir un énorme HEFFQUEN sur la voûte du lieu sacré. Les corps sans vie épinglés au mur, des anciens moines du lieu écrivait un mot sibyllin ; HMAX (les premières lettres étant tombées en même temps que ceux qui l’avaient trahis), défi lancé au ciel tel un arrogant doigt de roche adamantine.


A présent, le vent apportait aux oreilles de qui savait écouter, un souffle annonçant le retour de celui qui avait été Jahmax. Une ombre. Il arpentait désormais une voie qui lui était propre. Une voie pavée d’absolu mais périlleuse et solitaire. Une voie sans retour possible. Rares étaient ceux à s’y lancer, et à la suivre comme il le faisait. Elle ne lui apportait ni richesse ni consécration, elle lui offrit en revanche un trésor que les hommes avaient oublié, la liberté…





[HRP] la suite est en cours: Passage royaliste
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